INSU

COURT MÉTRAGE

Servir et sensibiliser. Telles sont les ambitions du court métrage de Charlotte Poncin et Kévin Payet, cofondateurs de Melbas 801. Elle est photographe et productrice, lui scénariste, réalisateur et vidéaste. Duo à la ville comme à la scène, ils portent ensemble Insu, une fiction engagée et dédiée à la thématique du droit de la femme à disposer de son corps. « C’est Kévin qui a eu l’idée de ce projet, bien avant #metoo d’ailleurs », explique Charlotte. S’il fait en effet écho à l’actualité de ces dernières années, notamment à l’affaire Weinstein, il ne surfe pas pour autant sur le phénomène. « Au fil des années, nous avons recueilli une quantité affligeante de témoignages de modèles ou de comédiennes, évoquant des abus, des humiliations et d’autres évènements graves qui s’étaient déroulés durant des shootings photo, des castings ou des tournages », raconte Kévin. « J’avais une idée de scénario. J’en ai parlé à Charlotte qui elle-même avait vécu des expériences malheureuses et on s’est lancé ». Durant deux ans, le duo travaille avec passion sur ce projet autoproduit. « On voulait vraiment que le film soit professionnel, que l’ambiance soit sereine et bienveillante », insiste Charlotte. Une attention toute particulière sera portée sur le casting de l’équipe technique. Si cette production engagée vise à révéler une problématique traitée ici via le prisme de la photographie, elle est déclinable dans de nombreux milieux. « Insu c’est un patchwork de situations que l’on nous a racontées. Mais l’idée centrale n’est pas d’accuser les hommes, mais bien un type de personne, un type de comportement », explique Kévin. Comment ? En questionnant le consentement, l’intime, le rapport à l’autre, le rapport au corps, le droit de contrôle de son image ou encore l’abus de pouvoir… tout cela à travers l’histoire de Marion, un jeune modèle débutant, qui va vivre une expérience traumatisante lors d’une séance photo pour un célèbre photographe. « Le film est un outil de sensibilisation, il faut qu’il soit montré mais surtout qu’il y ait des discussions autour », conclut Charlotte.


www.melbas801.com