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JUSTINE CHANTRY

DESTINÉE


DES YEUX BLEU-GRIS, UN TEINT DE PORCELAINE, DES CHEVEUX COULEUR DES BLÉS ET UN SACRÉ TEMPÉRAMENT, JUSTINE CHANTRY A DÉJÀ TOUT DES PLUS GRANDES.

Beauté, simplicité, intelligence. Et une destinée qu’elle n’attendait pas. Jouer la comédie, elle ne l’envisage pas un seul instant, bien qu’elle soit encline à certaines sensibilités. Enfant, elle est passionnée par les grands films. « Mon père m’amenait souvent au cinéma, c’était un moment que j’adorais. À la maison, je pouvais rejouer des scènes de films des centaines de fois et j’obligeais mes copines à le faire avec moi ! » se souvient avec humour la jeune femme. « Je n’aimais pas les études, je ne trouvais pas ma place à l’école. J’ai quitté le milieu scolaire à l’âge de dix-sept ans pour le monde du travail ». À vingtdeux ans, elle quitte sa Bretagne natale avec sa fille, direction le Sud. Quelques années plus tard, une rencontre va tout changer. « J’ai croisé Robert Hossein en 2018, lors d’un festival de cinéma. J’ai eu une longue conversation avec lui, et il m’a dit « mais toi, tu as une gueule à faire du cinéma », il m’a demandé si j’avais déjà fait du théâtre. À ce moment-là, il était en train de monter une troupe; et je ne pouvais pas lui mentir, je voulais lui dire oui mais je n’étais pas prête. À cet instant-là, j’ai pensé « c’est la dernière fois que tu loupes une opportunité pareille ». En 2019 elle s’inscrit au cours Florent à Montpellier, avant de suivre une formation à Quatrième Mur Films. « J’avais envie d’approfondir le jeu face caméra. Pendant un an, j’ai eu la chance de pouvoir participer à de nombreux courts-métrages ». Elle se perfectionne ensuite avec Régis Mardon au théâtre du Splendid à Paris, et travaille avec des réalisateurs comme Olivier Megaton, Xavier Durringer, Éric Duret. Elle tourne dans Meurtres à Valbonne qui sera diffusé au printemps sur France 3. « En jouant, je me suis sentie à ma place. Pour la première fois, je ne ressentais pas un vide, en fait. Pourquoi, je ne sais pas. Je pense qu’on a tous quelque chose à apporter à notre manière ». Au casting des Tournesols de Fabrice Melquiot, une pièce de théâtre mise en scène par Sophie Sara où se joue une histoire de femmes dans un huis clos. Aujourd’hui, à la force de l’âge, elle est prête à jouer sur scène comme devant une caméra, maîtrisant son talent et ses émotions. Le rôle de ses rêves ? Un biopic. Celui d’une femme avec un destin, une histoire. Une femme qui est allée au bout de sa liberté, au bout de ce qu’elle avait à dire. « La chose la plus importante en tant qu’actrice, c’est de réussir à mettre en avant la puissance de la femme avec toutes ses facettes. La vulnérabilité, la force, tout ce que l’on peut incarner ». Dès le mois d’août, elle sera sur le long-métrage de Yacine Sersar en tant qu’assistante réalisatrice. « Ce n’est pas mon métier, mais c’est une aventure que j’ai hâte de vivre à travers ce road movie ». Une chose est sûre, elle n’a pas fini d’aller là où on ne l’attend guère.


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