OLIVIER ROELENS

L’EXÉCUTIF


DEPUIS LE MOIS DE JUILLET, UNE AILE FLAMBANT NEUVE DES STUDIOS DE VENDARGUES ACCUEILLE LES ÉQUIPES CHARGÉES DE LA POST-PRODUCTION DU FEUILLETON QUOTIDIEN DE FRANCE 2. L’HOMME FORT DE CES STUDIOS, OLIVIER ROELENS NOUS DIT TOUT CE QU’IL Y A À SAVOIR.

À 44 ans, le responsable des productions pour La Fabrique et le producteur exécutif d’Un si grand soleil

affiche un parcours exemplaire. « J’ai commencé à France Télévisions comme assistant de rédaction. Je suis monté en compétence au fil des projets. J’étais producteur exécutif sur Plus belle la vie avant de rejoindre Un si grand soleil. J’ai pu accompagner Toma de Matteis depuis le début. Nous avons trouvé le lieu, j’ai participé à l’aménagement. C’était presque un double projet, un double challenge », se souvient-il. Si la série est tournée ici depuis 2018, l’installation de la post-production est effective depuis début juillet. « Lorsque nous avons effectué les premiers aménagements, nous avions déjà tout cela en tête. Tout a été pensé pour que cela soit facile et polyvalent. Et ce dès le départ. » Assistant monteur, monteur, monteur son, mixeurs, étalonneurs, graphistes, techniciens vidéo, responsables techniques… Désormais, près de 25 personnes s’affairent ici chaque jour sur la post-production. Aussitôt le tournage bouclé, les images sont récupérées, montées puis étalonnées. Le son est dorloté et les trucages réalisés. « Sur une quotidienne, le rythme de tournage et de montage est intense. Il nous faut gérer à la fois l’exigence artistique, mais aussi les délais très courts », explique Olivier Roelens. Cette nouvelle proximité a pour avantage une meilleure communication et la possibilité d’améliorer considérablement les procédures. « À présent, il peut y avoir un vrai échange entre les différents métiers et de ce fait une réactivité plus efficiente. On arrive même à faire collaborer des personnes qui auparavant ne travaillaient pas ensemble. Notre cheffe déco, par exemple, travaille de plus en plus avec les Tontons Truqueurs pour imaginer des décors plus hybrides, à mi-chemin entre réel et virtuel ». Le groupe audiovisuel public n’a pas lésiné sur les moyens. Monteurs, mixeurs, étalonneurs et truqueurs disposent ici d’un outil à la pointe des dernières technologies. « Nous avons fait le choix d’investir dans du matériel de pointe pour ne pas avoir à réinvestir tous les ans. L’idée ici, c’est quand même de s’ouvrir à d’autres projets, même externes à France Télévisions ». Si pour l’instant Les Pennacs est la seule production extérieure en cours, d’autres productions ont déjà montré un vif intérêt pour le lieu. « On a beaucoup de visites de producteurs et de réalisateurs. Le territoire de Montpellier attire pour ses décors naturels. Mais, il faut aussi dire qu’il n’y a pas d’outils similaires sur le territoire. Le véritable avantage de ce lieu, c’est son écosystème, les personnes, le savoir-faire et les compétences que l’on a sur place ».