MARIE-GAËLLE CALS

INTIME ET VIBRANTE


Dans Un si grand soleil, l’actrice livre une performance forte et subtile, tout à la fois intime et universelle. Elle nous parle avec pudeur et élégance de son métier d’actrice et de son rôle.


Pour l’actrice, le jeu est une vocation d’enfance. « Avec mon frère, on adorait créer des petits spectacles que l’on jouait à nos parents pendant qu’ils dînaient. Très jeune, j’avais ce goût du comique. C’était très spontané et naturel chez moi, se souvient-elle. Ce n’est qu’adolescente que j’ai commencé à me poser des questions. Je ne pensais pas forcément à la comédie, mais je ne voulais pas travailler dans un bureau. Je voulais faire quelque chose de singulier. Mon grand-père maternel avait dit à ma mère ”elle fera un métier extraordinaire”. Je crois que cela s’est ancré en moi ». Il y a eu l’écriture, mais aussi la danse et l’envie de faire du théâtre. Mais la jeune fille n’en parle pas, par pudeur au départ. Jusqu’à ce qu’un jour, le hasard de la vie la pousse à reprendre le rôle d’une de ses camarades dans l’atelier de théâtre. « C’était un monologue comique, j’ai fait trois ou quatre représentations et il s’est passé quelque chose en moi. Je me souviens qu’étrangement, je n’ai pas du tout eu peur. Au contraire j’étais très à l’aise. Je sentais vraiment que j’étais à ma place. » Elle intègre les cours Florent juste après le lycée, avant de se présenter au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Dans Un si grand soleil, l’actrice livre une performance forte et subtile, tout à la fois intime et universelle. Elle nous parle avec pudeur et élégance de son métier d’actrice et de son rôle. Pour l’actrice, le jeu est une vocation d’enfance. « Avec mon frère, on adorait créer des petits spectacles que l’on jouait à nos parents pendant qu’ils dînaient. Très jeune, j’avais ce goût du comique. C’était très spontané et naturel chez moi, se souvient-elle. Ce n’est qu’adolescente que j’ai commencé à me poser des questions. Je ne pensais pas forcément à la comédie, mais je ne voulais pas travailler dans un bureau. Je voulais faire quelque chose de singulier. Mon grand-père maternel avait dit à ma mère ”elle fera un métier extraordinaire”. Je crois que cela s’est ancré en moi ». Il y a eu l’écriture, mais aussi la danse et l’envie de faire du théâtre. Mais la jeune fille n’en parle pas, par pudeur au départ. Jusqu’à ce qu’un jour, le hasard de la vie la pousse à reprendre le rôle d’une de ses camarades dans l’atelier de théâtre. « C’était un monologue comique, j’ai fait trois ou quatre représentations et il s’est passé quelque chose en moi. Je me souviens qu’étrangement, je n’ai pas du tout eu peur. Au contraire j’étais très à l’aise. Je sentais vraiment que j’étais à ma place. » Elle intègre les cours Florent juste après le lycée, avant de se présenter au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. Alors qu’elle est en vacances à New York, la jeune Parisienne a un véritable coup de cœur pour la ville qui ne dort jamais. « Je rêvais de vivre une expérience un peu initiatique. De m’émanciper de Paris et du giron familial. Alors j’ai demandé un congé de trois mois au Conservatoire, j’ai fait un emprunt, et je me suis inscrite au Lee Strasberg Theatre and Film Institute. » Une expérience fascinante et enrichissante qui nourrit la toute jeune comédienne. « Pour la première fois, je me suis autorisée à aller chercher ce qui m’appartenait en tant que jeune femme, à le mettre au service de mon jeu. J’ai découvert quelque chose de beaucoup plus intuitif, de plus animal ». Incontestablement talentueuse, elle mène une belle carrière au théâtre. Faust , Dom Juan , Une journée si tranquille ou encore Le Jeu de la Vérité ... À vingt ans, elle joue notamment dans la pièce de Francis Huster, La guerre de Troie n’aura pas lieu. « C’était incroyable comme expérience. La scène me manque, je me faisais la réflexion il n’y a pas longtemps, cela fait presque dix ans que je ne suis pas montée sur scène ». Au cinéma, elle livre des interprétations au cordeau dans Monsieur Batignole de Gérard Jugnot, ou encore La Vie Pure . À la télévision, elle trouve son bonheur, principalement dans des fictions. Paris, Enquêtes Criminelles , PJ , Un flic , Alice Nevers, le juge est une femme , Section de Recherches, Boulevard du Palais… En 2018, Marie-Gaëlle Cals intègre le casting de la série quotidienne de France 2, Un si grand soleil , où elle joue le rôle de la juge, Cécile Alphand. « Il y avait quelque chose de novateur et d’ambitieux dans ce projet. J’aime beaucoup la rapidité dans laquelle on travaille, en fait. Être au rendez-vous très rapidement, c’est un exercice que j’adore. » Tout comme voir son personnage évoluer. « Je ne peux pas être volcanique dans mon interprétation. Elle est juge et elle a cette manière de garder les choses à distance. J’essaie de casser un petit peu cela. Je pense que sur la longueur, on a besoin à un moment donné de se renouveler sinon, on peut s’ennuyer, ennuyer ceux qui nous regardent. J’ai envie de mettre un petit côté un peu plus personnel dans la mesure où c’est moi qui l’incarne, même si l’on est au service d’un texte. » Si elle se consacre à la série pour l’instant, elle n’en oublie pas pour autant ses premières amours. « J’ai des projets d’écriture et j’aimerais bien revenir à la comédie, j’ai envie de belles histoires. »