RAPHAËLE VOLKOFF

AUDACIEUSE

Elle a le timbre doux, les mots délicats. À 28 ans, l’actrice française s’illustre depuis trois ans dans le rôle de Roxane, dans la quotidienne de TF1, Demain nous appartient. Elle dit que c’est le hasard qui l’a menée jusqu’ici. Nous, nous miserions plus sur le talent. Raphaële a toujours eu le goût de raconter des histoires en incarnant des personnages. « Je jouais beaucoup avec mon père, on s’inventait beaucoup de choses. À sept ans, j’ai pris des cours de Commedia dell’arte, puis de théâtre au lycée. J’ai vraiment trouvé le courage de me lancer à l’âge de dix-neuf ans, en m’inscrivant au cours Eva Saint-Paul, » confie la comédienne. Elle prend goût au travail mais à ce stade n’espère rien. C’est une rencontre avec Dominique Besnehard qui va bousculer les choses. « Il m’a conseillé de prendre un agent. Puis il m’a suivie un peu toute ma scolarité. En postant une vidéo de My Fair Lady, une comédie musicale que j’avais montée en troisième année, j’ai été remarquée par Alexis Michalik pour auditionner sur Edmond. Et, j’ai été prise. » Son destin bascule. Pendant plus de deux ans, elle va se consacrer corps et âme à cette pièce avant d’obtenir son premier rôle à la télévision. « Au départ, j’ai auditionné pour le rôle de Marion Christmann (Amanda). Mais, je ne collais pas au personnage. Finalement, la directrice de casting m’a rappelée pour Roxane. Je devais tuer tout le monde et partir. Finalement, je suis restée. » Dans la série, Raphaële livre une performance délicate et particulièrement juste. « Roxane est un paradoxe. Elle a une grande part d’ombre en elle. Mais elle est aussi solaire, drôle et spontanée. Sa vie a pris un nouveau tournant. Elle est amoureuse de Sarah, elle est enceinte… Aujourd’hui, tout va bien. » La suite?Entre deux anecdotes sur son métier et ses projets, elle évoque Les Grenouilles du Baïkal, un spectacle produit par le théâtre des Béliers qu’elle a écrits et dans lequel elle a joué cet été à Avignon. Mais aussi une série, Au bout de ma vie, une comédie sur l’euthanasie, réalisée par l’un de ses amis, Gauthier Battoue. Enfin, un roman, inspiré d’une histoire vraie, qui aborde les dérives de l’état d’urgence. En elle, on sent poindre ce qui fait l’aura des grands artistes d’hier et d’aujourd’hui. Une absolue sensibilité.